INTERDIT AUX NOMADES

03 avril 2011

ballade, cuisine et botanique.

Petite ballade aux alentours de Valsauve, à la découverte des plantes sauvages comestibles.
Découverte d'un potentiel considérable pour remplir son assiette.

5 heures de marche (pour un petit kilomètre)et à chaque pas, des saveurs inattendues, des  couleurs chatoyantes, des odeurs ennivrantes.

Je signe maintenant pour le stage d'approfondissement.sil_ne

 

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07 février 2011

présumé coupable!

présumé coupable!

présumé coupable!

présumé coupable!

présumé coupable!

présumé coupable!

 


III. - Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi.

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11 janvier 2011




 

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02 janvier 2011

Valsauve

 

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Nouveau cadre de vie, nouvel album.
(un clic sur la photo, et c'est comme si t'y étais) 

Et bientôt, si t'es sage, un petit cours sur l'histoire mouvementée de cette abbaye dont les plus anciens témoignages remontent à plus de mille ans.

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23 novembre 2010

J'sais pas pourquoi, mais après chaque déménagement, j'ai envie de me faire embaucher chez orange... comme nettoyeur!

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29 octobre 2010

Déménagement

1993: Première tentative de vol  hors du nid familial. j'emménage dans le grenier d'une ferme/musée  qui m'est généreusement attribué le temps de faire mon objection de conscience. Un gros studio de 40 m² sans loyer ni charge, au coeur d'un parc naturel, durant les 20 mois que je dois à la Patrie. Le pied. Les collègues qui connaissent les mêmes conditions que moi sont logés dans un moulin, une chaumière,etc... Même pas la peine d'évoquer les soirées dans ce genre de cadre.

1995: bref retour chez mes vieux, et celles de ma gueuze qui nous hébergent un temps... le temps de réaliser ce qu'on avait et qu'on a plus.

1996: premier vrai appart à deux, même pas dans une cité ou une résidence en ruine, mais bon quand même dans une barraque en brique du quartier ouvrier de Rouen. Trois cubes superposés, et reliés par un escalier limite échelle de meunier.
Autonomie,vie de couple et luxure font que finalement, on se sent pas si mal en ville. Ma cambrousse n'est pas si loin, et je sais ou me jeter quand j'ai besoin.

1999: Le Gros Déménagement. Migration de la Normandie à ici, dans le Gard. Arrivée dans un deux pièces minuscules, mais le soleil brille, les volets sont bleus, et partout autour, les cigales chantent (et le mistral souffle). De plus, le voisinage(le club harley local) nous permet de rencontrer quelques personnes à notre arrivée en terre étrangère.

2003: mise en colloc avec les motards sus mentionnés.
on occupe le rez de chaussées d'une villa quand nos anciens voisins prennent le premier étage.
Quartier de vieux et rapports de plus en plus incertains avec les bikers font qu'on a pas envie de trainer la  et que...

2006: St Marcel, le plus beau village du monde, de france, du canton, de la D6, nous tend les bras et daigne enfin nous offrir l'une de ses petites maisons de village qu'elle ne propose qu'aux plus chanceux.
La barraque est sympa, le cadre vallonné est idyllique, mais bon.... ca manque toujours un peu d'espace

2009: l'opportunité de reprendre la barraque de potes et tout ce qui va avec (poulailler, terrain, potager, fruitiers, grange) ne nous fait pas hésiter trop longtemps.
On investit tout ca rapidement, et, dès la première année d'occupation, potager,fruitiers abandonnés, poulailler sont fin prêts pour assurer une partie de notre subsistance.

Fevrier 2010:Les proprios, après un an de bail, et d'accoutumance à cette barraque de notre part, nous signifient leur désir de récupérer leur bien afin que Mme en bénéficie suite à leur séparation.
En gros on se fait foutre dehors, avec toutefois un délai raisonnable de 24 mois pour retrouver un autre logement.

Fin Septembre 2010: Monique l'épicière, agence immobilière et matrimoniale, aide à domicile, gazette locale (et éventuellement griotte) de notre village me souffle qu'elle a eu vent (bah ouais) d'une bicoque qui se libérait non loin de chez nous. Je fais grace des descriptions pour le moment tant l'endroit nous fait kiffer grave la race de notre maman.

26/10/2010: a nouveau, les cartons ont envahi les pieces de notre maison. Comme un phénomène paranormal qui reviendrait régulièrement, et de plus en plus fréquemment, le moindre de nos biens, consommables ou bibelots à la con, se retrouve emballé, protégé, cartonné, dans l'attente de la furie des jours prochains.
En effet, dans trois jours, le Fred, le Remi, le Gui, le Gé et le Néné, aux premières lueurs de l'aube, débarqueront, marcel à l'épaule, afin de transbahuter l'ensemble de nos biens matériels ainsi préparés.

29/10/2010: Ayé! mis a part quelques merdouilles, l'ensemble de nos biens se trouve a présent empaqueté, conditionné, ficelé comme il se doit.

Demain, à 8h, les déménageurs bretons déboulent à la maison pour bouger tout ce bordel.

Et demain, à 8h,météo france m'annonce: averses régulières et localement orageuses sur le Gard durant tout le Week End.

Putain de bordel de merde! je connaitrais donc jamais un déménagement ensoleillé?

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25 octobre 2010

Level Up!

Voilà un an, pourtant familier avec les travaux de la vigne et les vendanges, je découvrais l'univers d'une cave, après la récolte . Je recommencerai donc pas le speech.

Cette année, le bwana, fort occupé dans la commercialisation des cuvées précédentes, se décharge vachement plus sur moi de tous les mouvements de vin dans les cuves.
Ceci, je dois l'admettre est assez jouissif quand chaque matin, lors des relevés de densité et de température, on observe les petites bulles des gaz de fermentation qui se dégagent du haut des cuves, et qu'on se dit que cette vie qu'il y a la dessous, bah c'est vachement émoulsifiant tellement y a de soi dedans.


fermentation
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Mais ca se révèle aussi être assez stressant. La responsabilité de plusieurs cuves de 100-150 hectolitres peut rendre parfois bien parano, le soir chez soi, et qu'on se demande si on a bien fermé le robinet de la C2, celle de 150 hectos remplie du bon pinard soutiré avant de partir.
150 hectos, c'est 15000 litres, soit 20000 bouteilles. Limite, je fais les 10 bornes qui me séparent de la cave pour vérifier.
Et puis, même si on a pris soin de vérifier chaque robinet et chaque branchement de  manche, de pompe, rien n'empêche une cuve de se réveiller. Son contenu, soudainement augmente de volume et se met littéralement à dégueuler de la cuve par l'ouverture à son sommet appelée "cheminée". Toujours prévoir une cuve tampon, prete à l'emploi pour une visite nocturne du Louis. (appellation désormais officielle du bwana cité plus haut).

Donc 'oilà! Rien de plus, sinon quelques photos d'une opération de délestage expliquée dans le lien du début (que je vais pas me faire chier à aller retrouver)

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Le mout est soutiré, ne reste au fond de la cuve que le marc qu'on laisse s'égoutter et se tasser autant que possible.


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Le bon jus de raisin , au fur et à mesure qu'il est transvasé dans une cuve voisine autant que vide, est amené tout doucement à une température idéale pour réveiller la fermentation.

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Et est ensuite aspergé à la surface du chapeau de marc, désormais bien tassé au fond de la première cuve. L'opération doit être effectuée assez rapidement et de manière uniforme pour empêcher le chapeau de remonter trop vite.


Et par les temps qui courrent, pourquoi pas un nouvel usage du matériel? je propose le canon anti émeuteDSC07159

...

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29 septembre 2010

R.A.S

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23 août 2010

J'adore quand les vacances se déroulent comme ça.

Un petit départ à l'arrache pour commencer. Faute de pouvoir partir le jour J, pour cause de cueillettes et conserves tardives, de méchoui abusif et de festival à mourrir, nous nous sommes vus contraints à quitter notre tannière principale pour notre terrier estival à J+1.
Une bagnole remplie, véhiculée sur 150 bornes et déchargée en 5 heures à peine, et ce sans la moindre prise de tête (ce qui en soit représente un exploit pour un couple dit "normal").

Des retrouvailles avec tout ce qui peuple mon univers de là bas très loin.
Le patron du terrain, au volant de son tracteur qui, complément indispensable de Charles ingalls, coupe et charrie du bois à longueur de journées.
Sa femme, concentré de speed dans un monde de zénitude.
Le champ où s'éparpillent les quelques tentes des campeurs peu exigeants.
La rivière toujours aussi pure qu'on la boirait.
Et les montagnes qui nous surplombent, rassurantes.

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Même Buju le Sheitan semble absorbé par le paysage.

Le plus beau bistrot du monde, que je retrouve presque tous les étés depuis une quinzaine d'années, m'accueille plus tard sur sa terrasse ombragée. Sa fraicheur m'apaise. Je suis loin des trente cinq degrés de mon village et de son air sec. Je m'endors presque à l'ombre des falaises du Causse.
Les brèves fusent le long du zinc où s'étalent des tronches que je connais ou reconnais.
Le troquet s'appelle " Chez Proust, coiffeur pour homme" et est tenu, entre autres anarcho-poilus, par un certain Max. J'ai beau chercher la shampouineuse, je ne vois que des lozériens hirsutes et échevelés.

Des retrouvailles aussi, avec des gens que l'ont connait finalement si peu et que l'on rencontre vraiment, possédés par l'esprit des lieux (en l'occurence l'esprit de la Quillette, montagne sacrée chez l'autochtone) et un peu par la liqueur des camisards..
Je me sens chez moi.

Je me gave, encore et encore, des paysages qui me sont chers au creux des vallées cévenoles ou en haut des sommets.

Sans trop avoir conscience du temps qui passe.

Et là tu te dis quoi?

Que je vais me taper la déprime du vacancier en sursis?

Ben non, même pas.

Dans ma boîte à lettre, de retour à babylone (parcequ'à la fin il y a forcément un retour) deux bonnes nouvelles:
La première m'annonçait que, en tant que gentil-travailleur-mais-quand-même-pauvre, et contributeur à l'écologie de not'bonne vieille terre, le trésor public allait me filer un paquet de thune (environ deux milliards).
La deuxième, surpassant de loin tous mes espoirs concernant la réalisation de mon être, que je devenais l'heureux acquéreur d'une oeuvre du sieur Choule.

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Plus qu'à rassembler mes crayons et profiter des instants libres qui me restent pour tenter de rendre la pareille à l'artiste.

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02 août 2010

Garance 2010

Eeeeh ouais mon cousin! La semaine sainte s'achève. Les derniers pélerins replient leur campement de fortune tandis que l'autochtone, la larme à l'oeil, s'en vient à espérer les retrouvailles, l'an prochain.
Durant une bonne semaine, les dread locks et les basses ont envahi les rues de not'petit bled. C'était d'ailleurs bon à voir comme la Mamé locale s'est rapidement rendu compte de la jovialité de la population immigrée pour cette occasion. Autant, aux premieres années du festival elle se montrait craintive vis a vis du ganja man que maintenant, elle comprend mieux pourquoi son petit fils est si gentil.

Fresque_finale

Je frémis encore à l'idée d'évoquer  cette semaine, et je n'trouve pas les mots.
Depuis l'acquisition du pass, mes jambes se dérobent quand je viens à m'imaginer au pied de la scène, je fredonne du "pa tum pa" à longueur de journée et me surprend à chantonner des airs de basse tout en causant à mon bwana (qui lui, en l'occurence n'a que des bruits de bécane dans la tete, mais c'est une autre histoire).

je prépare mon sac: une bouteille d'eau à peine glacée, une de thé idem, une gamelle de curry de ce qui traine, des cigarettes toutes pretes à me faire rigoler et en avant.
Dès le premier soir, ca bombarde. Sound system du soir au matin auquel figuraient quelques gens biens: charlie chaplin, jahlovemuzik,.. mais bon, pas d'appareil photo, donc rien à montrer.

Lendemain, le deuxième jour, arrivée au boulot prévue à 6h... et remise à 8. Mon boss se fout de ma gueule.

Le soir, re belote. re- sac de survie, remusique de 17h30 à 3-4h du mat.
Du son encore, du gros. Des gens que dans mes reves, j'y croyais pas trop. Des gueules, des visages, des faces partout. De l'irlandais au camerounais, toutes les peaux y passent. Des dreadlocks à ne plus savoir qu'en faire. La foule me fait tripper et je mitraille le quidam à grand coup d'appareil photo tout en arpentant les quelques hectares qui nous sont attribués.
Je passe sur la programmation qui , quoique perturbée (bah ouais, c'est du reggae), a fait de moi un zombie errant et trémoussant durant quelques heures au point que...

lendemain 5h15 le réveil tente de m'avertir d'une certaine urgence... que je méprise aussitot en éjectant le dit objet loin de mon champ d'audition et reportant ainsi mon lever de quelques heures, et avancant d'autant mon entrée dans la periode dite de congé payé.

Vacaaaances! et deux jours encore de festival.
Je tombe deja de fatigue, de crampes et de courbatures à chaque fin de soirée, mais les artistes attendus me refilent un coup de fouet, alors...

3ème soir, 4ème soir: du son du son du son, toujours et encore. Des rencontres pas mal: artistes, staff, afficionados. Des pépés, des bébés, des mémés et des jeunes branleurs tous unis dans un même truc, des gens qui viennent de loin.
Le parc est blindé, occupé pour moitié par les spectateurs de la scène principale, et pour l'autre par le village de boutiques de disques, t-shirts, et bouffe exotique, où grouille une véritable fourmilière.
Dans les rues, les bars et les gargottes ne ferment plus, avides du festivalier assoif... affamé.
Cette fois ci, sans contrainte, je m'offre la fermeture.

Et ensuite? bah plusieurs jours à m'en remettre. Et du reggae à fond dans toutes les pièces de la maison pour me faire patienter jusqu'à la prochaine édition du Garance Reggae Festival.


john holt
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Découvrez la playlist Garance avec Toots & The Maytals

Posté par blousse à 02:21 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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