INTERDIT AUX NOMADES

sur la route....

11 mai 2009

Je ne pense plus qu'à çà!
Tous ces bourgeons qui explosent de partout, ces p'tites herbes fragiles qui crèvent la croute de la terre autrefois détrempée alors que d'autres, les plus résistantes, celles qui ont subi l'hiver sans dommage, atteignent déjà les cuisses, ces fleurs qui éclosent et , aussi vite, s'élèvent en un tourbillon de graines, les piafs qui te pressent de retourner plus rapidement le lopin en espérant se gaver de vers à peu de frais.
L'eau qui  se tarit dans les fossés et les ruisseaux, n'espérant que les prochaines pluies pour faire rejaillir le flot.

Comment ca, je radote?
J'y peux rien, même les vignes, chaque jour, me font remarquer le temps qui passe, la saison qui s'installe.
Les yeux qui sont restés dormant tout l'hiver se sont transformés au gré des premiers beaux jours en bourgeons duveteux, plus fragiles que le verre, puis en de fines pousses, non moins délicates, mais grandissant à vue d'oeil (que si tu veux faire le gars qui connait la vigne, tu appelles ca des "pampres").
J'ai joui du piaillement des petits piafs de tout poil (enfin, j'me comprends) à peine sortis de l'oeuf et aujourd'hui, je me gausse des premiers vols des jeunes corbeaux, espérant celui du fauconneau que je guette tous les jours du bas du pylone où il est né.
J'ai assisté au réveil des grands lézars verts, couleuvres et autres reptiles, hésitants encore à mettre un pied dehors, à celui aussi d'une quantité d'espèces d'insectes, certaines encore inconnues de moi, d'autres devenues de plus en plus rares, voire en danger.

Alors oui, bon je radote... mais bon, c'est tout ce que j'ai trouvé pour me rapprocher de mon idéal: être une créature à peu près naturelle.

Posté par blousse à 23:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


03 mai 2009

REPONSOKOM*

Content de vous retrouver également, meme si un peu long pour cette réponse. J'avoue avoir un peu perdu le rythme, au bénéfice d'un mode de vie plus ... odorant, vert, moins immédiat:
poupoules, potager de ouf, pas mal de temps pour entretenir tout ca.
J'ai à peine eu le temps de vous visiter(découvrant à l'occasion des photos troublantes), de constater que Mr Yoj (prononcer Mister) s'était fendu d'un texte, de me conforter dans mon idée que la Dame de Ker Avel était pas une bourrique, de me taper un orgasme devant J.E Moustic (que le réseau hertzien n'invitera jamais chez moi), de supprimer 200 messages pourris de ma boite à lettre et d'en lire presque autant avec tout ce que ca comporte de pieces jointes.

Mais comme le dit Dame Pema, chaque chose en son temps...

Revenons donc sur les événements récents.
Inévitablement, je ne peux que commencer par ce déménagement, cause de nos malheurs électroniques.
L'arrivée chez la Bertrande arrive à peu près en même temps que ma libération d'un boulot de Nich'morts.
Je suis d'autant plus zen que le paysan qui m'embauche me prolonge de trois mois le contrat.
La maison nous ravit, isolée du village comme il faut, énorme (des caves, un grenier, une grange, un poulailler), un hectare de terrain à disposition.
Le projet "Mangeons des bonnes choses produites avec nos doigts", abandonné faute de terrain cinq ans plus tot, refait surface, aussi ambitieux, mais avec bien plus de superficie, d'eau et de moyens.

Quelques tournesols et patates pour commencer et des fèves, mais les cartons nous encombrent encore.
Puis les bulbes pour qui ca commence à urger, ail, oignon, échalotte, plantés par le Père, venu en renfort, salades, radis, haricots, bourrache.
Lancer les semis après, aubergines, tomates, cornichons, courges, potimaron, sauge, persil, ciboulette,coriandre, repiquer des pousses d'un gros bouquet d'oseille, raffraichir des fraisiers, débroussailler un massif de ronce qui dissimulait deux beaux poiriers.
S'ensuit une petite pause: installation du poulailler, dégagement de la "volière", quelque peu envahie par un rosier bien portant, puis réception d'un bon quintal de grain (merci les dockers), d'une douzaine de poulets et de quelques ballots de paille.
Puis encore semis de carottes, de poireaux, repiquage de piments, poivrons, camomille, verveine...
J'en oublie sans doute, mais il me pardonneront.

Pour l'instant, je sais pas si l'investissement temps+argent est rentable.... Mais nos deux premiers oeufs ont provoqué chez moi une quasi érection.
Si tout se passe bien, on passera peut etre, à la fin de l'été, à l'opération cochon/mouton, mais ne vendont pas le jaune de l'oeuf avant que poule ne l'ait pondu.

Voilà donc pour les champêtres projets de Blousse et Belette et leur pot au lait.

Inutile de dire que vous etes toujours bienvenus chez nous.
Par ce vous j'entends évidemment Messire Kundun, Dame Pema (envers qui je suis mort de honte depuis les saints de glace), ceux qui sont dignes d'un "vous" et en tout les cas de bras pour désherber.

Allez, comme on dit chez les vikings:
BOUJOUX BIEN!

*Titre suggéré par laurent ruquier

Posté par blousse à 23:47 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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