30 janvier 2009
Nik les TeleKom
On y est.
Demain le grand jour où on bouge les meubles. Notre première nuit en notre nouvelle demeure.
Jusque ici, tout allait trop bien. le poêle, le conduit, la thune necessaire,etc.
Sauf que....
C'était sans compter sans nos amis de france telecon.
Paraitrait que 100% des ménages sont équipés d'une ligne téléphonique dans notre moderne contrée.
Bah la non! ni ADSL, ni même de ligne, pas de TNT, à peine l'hertzien si tu aimes la neige. Heureusement qu'on a une bonne source au village, sinon, on serait bon pour se faire couper l'eau.
Notre service public serait le plus efficace au monde. Mouahahaha!
Il l'était sans doute il y a encore quelques temps, mais depuis, j'ai l'impression que tout part en couille.
Alors que le "quartier" où on va est en train de se construire et promet encore de l'expansion, qu'on nous avait communiqué notre nouveau numéro, et la facture pour une deuxieme prise téléphone (eh oui! maintenant c'est 50E), ces trouducs de blaireaux qu'on repris les P&T ont pas pensé que la petite boite au coin de la rue ou tous les raccords réseaux sont dedans, et bah, elle est trop petite...saturée.
Et pour réparer ca, chaque habitant, et futur habitant devra déposer son petit dossier au siège des super gérants de mes c...
1 mois et demi d'attente minimum.
Et je la fais comment moi ma declaration assedic?
Et le coucou à la famille qu'elle est loin?
Et tous ces beaux blogs et sites pleins de couleurs et de conneries qui me ravissent?
Bah t'attends mon rouquin!
j'sais pas moi?
Imagine toi citoyen du Zimbabwe!
Donc voilà quoi! A partir de main'nant, je suis en absence à durée indéterminée.
26 janvier 2009
Découvrez Dire Straits!
(desole, j'ai eu ca dans la tete toute la journee. Pourquoi je serai le seul a en souffrir)
Ce matin, au réveil, la pluie qui ruisselle des toits sans gouttières. Un réveille matin qui t'incite à la glande. Bah oui, quand il pleut trop, tu risques d'amener des maladies sur les cicatrices faites au bois quand tu tailles, et en plus, t'es mouillé. Donc tu restes chez toi, tu emmenes ton enfant à l'école en faisant des sourires aux gentilles Mamans et tu rattrappes tes heures comme tu peux. C'est la loi de la vigne.
Mais aujourd'hui, non!
Comme tous les trois ans, c'est déménagement bientot.
Donc café!
Puis, carton de livre. Caisse de CD. Cagette de récup-électricité. Récup-forge. Récup peinture préhisto. Matos Cuir. Ah ouais, une caisse armure. Une, deux, trois bottes de planches.
Plus une multitudes d'outils dispersés, trois établis et un tour à bois à ranger. (prévoir cependant les reparations de la barraque qu'on lache)
Premiere cave OK.
Depuis deux semaines deja, on traine dans les cartons, la poussiere et les araignées, qui jusque la passaient un hiver paisible. Mais là, le mouvement s'accélère. Jour J-5. Ne restent à présent que les divers objets du quotidien: gamelles, couverts, aliments de bases, musique,DS et PC(je profite peut etre de mes dernieres heures d'ADSL d'ailleurs).
Et les caves donc...
Si vraiment Dire straits t'a fait du mal
Découvrez Motörhead!
Tiens puisque t'es là, je te donne l'adresse de mes déménageurs bretons.
21 janvier 2009
Ce matin, à huit heures, le paysage était blanchi d'un bon coup de gel matinal. Mitaines, double couche de fringues et grattage de pare brise de rigueur.
En arrivant sur la terre, j'aiguise ma lame de sécateur en prévision d'un bon rang de gros sarments et de bois mort.
Au bout du chemin, une voiture ralentit, puis s'engage doucement.
"Quoi c'casse burne?!" me dis-je en moi-même, réveillé (et mal embouché) depuis moins d'une heure.
Je me plante dans le chemin, l'air aussi martial que possible... puis laisse retomber ma pseudo défensive primitive.
Dans sa caisse, je reconnais la barbiche du Gui.
Le Gui (Guidon, Guitoune, Guitare, Guibolle,etc) est un ami depuis que nous sommes là. Bonne gueule, les yeux fendus très lumineux, toujours le sourire au lèvre, il ne se vexe que si on le traite de "babylone".
Avec lui et un autre pote, on a taillé quelques temps ensemble (vendangé et tout, et tout). Lui aussi en a eu marre de la précarité qu'est celle de l'ouvrier agricole, s'est dirigé vers l'industrie, puis la conduite d'engin. Mais rapidement (et sans meme nous concerter (wallah la vie de ma mère), il a laissé tomber sa reconversion pour opérer lui aussi son retour à la Terre, en même temps que je décidais de descendre de mon taxi.
Autant dire que sa visite m'a fait plaisir.
Petit clop en commun, le temps de laisser le soleil apparaitre et de discuter sécateur (manuel ou pas), contrat (horaire ou à la tache), cépages qui vont bien et vignes redoutées, filles de propriétaires avenantes, etc...
Là dessus, il est reparti attaquer sa journée, nous laissant dans la frustration de ne pas être de la même équipe et de tchatcher plus longtemps.
Mais avec sa bonne tronche dans la tête, la matinée m'a paru bien plus courte.
Un jour, je le sais, on aura un biz' ensemble.
Et c't'aprèm, c'est l'ami Buju ( que certains prénomment avec déférence Sheitan, Grosse tête, Christian ou simplement Gros) qui est venu égayer un peu ma solitude.

Miam bon la poule!
Première journée de taille pour le toutou qui a déjà vendangé un jour ou deux (si, un chien ca sait cueillir les raisins... meme si tres peu finissent dans le seau), mais qui ne connaissait pas encore très bien le bonheur de squatter les terres en hiver.
Pour une première, le pittbull s'est bien comporté. Pas un cycliste agressé, ni même un tracteur poursuivi... à peine quelques souches à l'air avachi, se seront faites agresser sauvagement,pasque quand meme!
18 janvier 2009
Comme les Rois Mages...
Manu CHAO / Amazigh KATEB / Tiken JAH FAKOLY : Politic kills
14 janvier 2009
le bonheur est dans le pré
Découvrez Tri Yann!

Ce midi, Lapin et Belette sont venus me rejoindre sur les terres où je taille ces jours ci.
Belette avait préparé un truc chaud pour un pique nique hivenal, et, de mon coté, j'avais mis quelques sarments et bois morts de côté pour nous réchauffer d'une bonne flambée.
Les ceps de vigne ont fait leur office: de belles flammes qui, par la chaleur qu'elles dégagent, déforment le paysage dans l'air frais.
A quelques pas, les restes de neige, dans les coins jamais exposé au soleil. De quoi se laver les mains après des cascades dans les descentes gadouilleuses. Et encore le feu, pasque la neige, c'est froid.
12 janvier 2009
Roukmout fever
Découvrez The Chieftains is good for you!
Cinquième jour effectif de taf aujourd'hui.
Alors que pour mon jour de reprise (avec la crève et 39° certes) j'alignais péniblement 500 pieds, aujourd'hui, je me suis enfilé tranquille mes 650 souches.
Dans un bien piètre état ces souches , donc à reformer... plus de travail.
En sachant que pour des vignes bien tenues et pas saccagées par un prédecesseur, on peut aller jusque 800 voire pire pour les grands malades (mais payés à la souche), c'est pas si mal
Celà dit, ce week end, c'etait maconnerie. J'avais promis au futur proprio le montage du conduit de cheminee de notre future barraque.
Certes, il m'a regardé bizarrement quand j'ai débarqué avec un gros mal de cheveux, mais tout s'est bien passé. Personne n'est tombé du toit.
Boisseaux, coffrage, chevêtre, chapeau. Enchainement impeccable.
Petit exercice dominical qui nous aide à voir venir plus sereinement notre futur emménagement d'ici 2 semaines.
Une maison, chauffée au bois, coupé avec nos mains.
Là-dessus, je me suis pointé ce soir au Bureau des Taxis Machin chercher mon solde de tout compte, ce qui va me payer un beau poêle et une chouette tronçonneuse de serial killer.
En une semaine, le ciel se dégage.
A croire que l'année du rat m'aura profité sur son "crépuscule".
07 janvier 2009
oh yeah!
Dans moins d'un mois, ma Doulce amie, mon Nain et moi-même, quitterons notre humble (et néanmoins cossue) demeure pour une résidence isolée, entourée de terres, dont certaines seront notres. Pas grand chose, quelques milliers de m² où planter patates, tomates, fraisiers, salades, poulets, gangdejah, radis et autres indispensables.
En améliorant le potager que nous avions autrepart il y a peu, on pourrait arriver à se nourrir, pour une bonne part, par nous-meme...hormis les céréales. Mais au moins celles que je ferai pousser alimenteront nos gallinettes.
Des mois que je piaffe à l'idée de tout ça, les pieds pris dans mes quelques m² de béton... et on en voit la fin.
De l'élevage, un gros potager, quelques parcelles de forêt à éclaircir pour nous assurer le chauffage. Quoi rêver de plus?
Que tout cela nous appartienne peut etre.. mais en effet, ne revons pas! Pas trop. Pas encore.
Pour le moment a déjà lieu le tant attendu retour (professionnel) à la terre . Ce qui n'est déjà pas si mal.
Lundi dernier, j'attaquais la taille de ma première parcelle.
EEEh Ouaiiis! le pied... enfin, LES pieds... dans les 2000 environ.
Négligés l'an dernier, question débourgeonnage (et taille aussi, y'a d'ces porcs), les petits avaient besoin d'une bonne cure de jouvence cette année: taille rase pour tout le monde.

La terre est calme, éloignée des routes.
Je la connais déjà, comme toutes les terres de ce paysan chez qui j'ai travaillé quelques années, et même, j'y attache un sentiment très particulier. Ici, est inhumé celui qui partagea mes premières heures de taf dans le gard en tant qu'ouvrier agricole: Jo le Chien.
C'était la parcelle où il était le roi des animaux entre tous ceux qui la peuplent.
Comme tu le dis Kundun, ici, c'est garenne sur blaireau, renard sur sanglier, aigrette sur héron, couleuvre sur orvet, buse sur faucon.
Mais aujourd'hui ils se sont plutot montrés calmes, et c'est à un tout autre hommage que mon regretté Toutou a eu droit.
Après une matinée bien froide, celle que j'espérais depuis quelques jours a enfin daigné nous saupoudrer quelques flocons en milieu de journée.
Invoquant alors, dans quelques murmures, celle que certains nomment Pachamama, afin qu'elle nous envoie ces gros nuages là bas au loin, je me vis exaucer sans plus attendre.
Et pas moins d'une heure plus tard, le lieu était devenu un sanctuaire de paix et de sérénité. A tel point qu'on pouvait entendre les flocons tomber sur le sol.
Alors, parce que, vraiment je revis, vraiment, je sais ce que je veux et où le prendre, je souhaite à ceux qui viennent laisser traîner leurs guettres (guêtres?) ici de vivre pareilles satisfations tout au long de cette année 2009 (voire au delà, mais y'a supplément)










